Les idées reçues

… ont encore de beaux jours !

Celle qui consiste à affirmer que le cadre n’a pas d’horaires est, hélas, toujours bien ancrée dans la tête des gens.

Mais c’est faux, archi faux ! Le cadre est soumis comme les autres salariés à un horaire de trente-cinq heures par semaine.

Travailler au-delà de trente-cinq heures c’est travailler plus pour gagner moins.

Le cadre qui passe au forfait-jours n’est jamais rémunéré à hauteur de son temps de travail réel.

Quant au cadre qui est sur un accord de réduction du temps de travail avec octroi de jours de repos dits de RTT a toujours cette épée de Damoclès au-dessus de la tête : la direction à tout moment peut supprimer des jours de RTT. C’est ce qui se passe chez Le Point, dont l’actionnaire est pourtant François Pinault ou encore dans le groupe Éditis, groupe d’Édition racheté par Vivendi dont l’actionnaire est Vincent Bolloré.

L’habituelle ritournelle des dirigeants consiste à dire : il faut être compétitif, rester à l’équilibre … Sauf que les analyses des résultats se font uniquement sur ceux des entreprises mais pas sur le périmètre de groupes entiers. Cela permet de maintenir des entreprises dans le rouge ou tout juste à l’équilibre et de justifier ainsi de supprimer des emplois et d’augmenter le temps de travail.

Les salariés sont donc les victimes de ces montages financiers, la structuration des entreprises sous un groupe lui-même sous une holding, qui parfois a son siège à l’étranger ! Mais on nous dira que c’est un pur hasard, ou que c’est dans le cadre de l’entraide capitaliste internationale…

Ces montages financiers douteux mettent en danger les entreprises car il faut toujours demeurer plus compétitif. Seuls les dividendes comptent, il n’y a plus de vision et d’analyse stratégiques, il n’y a plus d’investissements humains et économiques. Pire, tout devient source d’économies qu’il faut réaliser ce qui conduit à dégrader les conditions de travail et de vie.

De plus ces montages financiers douteux mettent en danger la société toute entière car leur finalité étant de faire remonter toujours plus de dividendes, l’évasion fiscale en devient alors l’outil principal. Or, notre pays a besoin de ressources pour son développement et notre bien commun.

Une autre idée reçue, celle du ruissellement ! Eh bien non, les fortunes des Bolloré, Pinault, Lagardère, Arnault, Niel, Drahi, Pigasse, Dassault, etc. ne ruissellent pas vers les salariés !! Cela se saurait. Tous ces grands patrons détiennent des fleurons de l’édition de livres et/ou de la presse mais leurs salariés n’ont pas les salaires qu’ils seraient en droit de revendiquer.

En conclusion, augmentation du temps de travail, salaires en berne et baisse des cotisations sociales patronales permettent effectivement un ruissellement… Vers le haut !

Il est temps que cela change, non ?! Traversons la rue… Prendre notre dû.

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La représentation du personnel selon les ordonnances de sa majesté Macron I :

Guide de negociation CSE  *  Ordonnances Macron tableau comparatif  *  le Protocole électoral  *   les Représentants de Proximité

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Intervention de l’Ufict lors du comité général des 28 et 29 mars 2018 à Rennes

2018 03 comité général

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Le congrès de l’UFICT 

Le résumé du congrès : 4 Congrès UFICT LC

 
Le numérique est partout, il modèle notre économie, transforme nos entreprises et nos métiers. Le numérique est un progrès technologique qu’il faut être en capacité d’articuler avec le progrès économique et social. Sinon c’est la flexibilité totale et le travail à bas-coût ! Il faut nous saisir de cette opportunité pour flexibiliser les machines et les organisations du travail pour libérer les hommes et reconnaître leur créativité. Il faut mettre le numérique au service des salarié-e-s.

 

C’est l’objet des travaux du congrès

-  ICTAM engagés pour le progrès au coeur de la Filpac -

de l’Ufict qui s’est déroulé à Montreuil en novembre 2017

Il serait temps de s’attaquer aux paradis fiscaux, à l’indécence des rémunérations des grands patrons…

Il est urgent de redonner du sens et de la valeur à notre travail.

Il faut reconnaitre l’action syndicale et non la criminaliser.

Il faut protéger les lanceurs d’alerte et non les poursuivre en justice.

Pour autant de trop nombreuses personnalités politiques, sous l’effet conjugué d’un manque de courage politique et d’un lobbying omniprésent du grand patronat, demeurent hermétiques aux progrès sociaux pourtant indispensables à l’aube de ce 21e siècle.

Pour autant rien n’a changé… Nous n’oublions pas que la loi travail adoptée en 2016 à coups de 49-3 et les ordonnances de Macron en 2017 sont un déni de démocratie et un coup de poignard dans le droit du travail et dans le dos des salariés.

Nous, nous continuons de résister ! Et de mettre en débat les alternatives de progrès social, économique et humain, en portant les revendications des ingénieurs, cadres et techniciens dans nos entreprises respectives. Il faut en finir avec l’austérité, la dictature de la finance, l’absence de démocratie à l’entreprise !

Face aux interdictions en tout genre et aux reculs sociaux qui font le lit des extrémismes et de l’obscurantisme, au contraire il faut conquérir des droits nouveaux.

Garantir l’emploi et la formation tout au long de la vie pour toutes et tous 

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Urgence Retraites

Actuellement il se négocie l’avenir de nos régimes complémentaires de retraite. Or, le Medef, au nom de l’austérité cherche à tirer tout vers le bas! Alors assez de bla-bla !!!
À la Cgt nous avons 4 propositions pour financer et pérenniser nos retraites :
1 réaliser l’égalité salariale entre les femmes et les hommes
2 l’alignement des taux de cotisations
3 augmentation de la garantie minimale de points (de 120 à 150)…
4 extension de l’assiette des cotisations

Tout ce que vous voulez savoir sur les retraites sur le site  www.ugict.cgt.fr

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L’étude réalisée par EMERGENCES (Cabinet de formation conseil expertises) sur les salariés du secteur du livre et de la communication.

L’objectif de l’enquête est, d’une part, de dresser un état des lieux sur les salariés des secteurs du livre et de la communication et, d’autre part, de pouvoir évaluer comment les syndiqués abordent le travail aujourd’hui.

Il ressort de cette étude que 74 % des enquêtés estiment ne pas pouvoir assurer un travail de qualité en raison des logiques financières.

Dans ce contexte de crise économique et de course à la rentabilité, de réorganisation et de restructuration, un constat est clair : « les salariés ont mal, mal au travail et dans le travail ».

L’étude complète : étudeUFICT ou bien la synthèse : synthèse